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Présidentielle nigérienne : les candidats

samedi 29 janvier 2011

Abdoulaye Amadou Traoré : parfait inconnu. Il vient de donner un point de presse ce dimanche, histoire de faire comme les autres. Mais les salles pleines de foule ne prennent plus. Il se classera certainement aux antipodes du rang qu’il occupe par le truchement du classement par ordre alphabétique. Qu’est-il venu faire dans ces élections présidentielles ? Peut-être la rallonge de son cv ! Pour en faire quoi ? Allez savoir !.

Amadou Boubacar Cissé : il perce, perce et perce. Mais connaît-il seulement l’électorat nigérien ? En dehors de ceux qui lui rendent le service de le créditer plus que de raison, on peut dire qu’il a beaucoup travaillé pour ne pas être le micro parti qu’il avait été alors qu’il était fonctionnaire international. Si l’on exclut tous ces lettrés qui ne se positionnent ni par conviction ni par la virilité du programme des candidats, on peut dire qu’il peut se taper une bonne sixième place.

Mme Bayard Mariama Gamatié Hamidou : présentée sous la bannière d’une coalition des indépendants, elle a créé la surprise en devenant la 1ère femme nigérienne à oser. La surprise passée, les pesanteurs ont vite repris leur place lestant son élan vers le fauteuil présidentiel. Surtout que les femmes qui représentent plus de 52% de la population n’ont pas tenu des états généraux pour décider ensemble de voter leur consoeur. Nous la voyons devançant Abdoulaye Amadou Traoré.

Cheiffou Amadou : tout comme le gaskia, son parti, qui n’a vécu que l’espace d’un mandat, ce candidat vit le crépuscule de sa gloire. Tout ce qui n’évolue pas stagne, tout ce qui stagne décline, ainsi se résume la carrière de Cheiffou Amadou. Au soir de la proclamation des résultats du 1er tour, il ne devancera que les indépendants.

Hama Amadou : les choses deviennent sérieuses. A défaut de tout repère statistique, la fulgurance politique de l’homme peut surprendre. Mais si le Nigérien épouse facilement la cause d’un martyr qu’en sera-t-il lorsque ce martyr rugit ? La lutte de positionnement pourrait être rude entre lui et le candidat de l’ANDP Zaman Lahiya. Toutefois, sa longue expérience politique peut faire la différence pour le positionner en quatrième place..

Issoufou Mahamadou : son rang ne fait l’ombre d’aucun doute. Ses atouts sont : la fidélité et la conviction de son électorat de base, la maîtrise des soubresauts internes, les recrues d’envergure et l’opportunisme politique (dans le sens noble, à l’exemple de son retour au bercail au lendemain du lancement du mandat d’arrêt international contre lui).

Mahamane Ousmane : il croit à sa science, la statistique et agit en fonction d’elle pour se déterminer. Il garde ses chances de redevenir démocratiquement élu à moins qu’il n’opte que pour jouer aux faiseurs des rois. Son rang de deuxième est à sa portée. Mais qui sait ce que prédit déjà la statistique ?

Moussa Djermakoye Moumouni : officier supérieur bien connu des Nigériens, il demeure cependant mal connu sur le plan politique. Il a hérité d’un parti bien implanté dans son fief et qu’il s’efforce de grandir. Seulement, en politique c’est comme en guerre : quand vous ratez l’adversaire, il vous tire à bout portant. Nous le voyons prendre le cinquième rang.

Ousmane Issoufou Oubandawaki : il était une fois le tazartché et les indépendants. C’est à peu près comme ça que commence l’histoire de cet indépendant qui a fini par créer un parti politique avec d’autres indépendants. Leur jeune expérience du terrain politique est un handicap en plus du fait que ce candidat Il sera septième quand les résultats seront proclamés.

Seïni Oumarou : son challenger est certainement son ancien compagnon politique et ami. Ayant hérité du 1er parti de l’échiquier national ces 20 dernières années, Seïni Oumarou a du mal à consolider les fissures qui se font de tous les côtés. Sans Tandja et face à l’adversité de Hama Amadou plus que jamais décidé à relever le défi, ce candidat ne peut espérer que sur le réflexe de l’électorat avéré par deux décennies d’élections pour bien se positionner. Si ce réflexe qui a toujours sauvé le MNSD joue à fond, il comptera à n’importe quel rang du tiercé. Pour l’instant, voyons-le comme faiseur de printemps. Analyse, c’est analyse. Faut pas fâcher si nos pronostics ne vous arrangent. Travailler plutôt à inverser la tendance que nous indiquons. La victoire est au bout de l’effort, foi du Canard Déchaîné !