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NKOTENG en bref

samedi 12 février 2011

NKOTENG
NKOLTENG qui compte parmi les premiers arrondissements créés un an après l’avènement du Renouveau n’a rien perdu de son côté rural. Petit à petit, l’urbanisation gagne la petite localité. Électricité, forages d’eau, hôpitaux, toilettes publiques, bureau de poste lycée, CES bilingue et bientôt un CETIC, tout y est arrivé. Aujourd’hui, la petite ville abrite la direction de la SOSUCAM qui avait racheté la CAMSUCO avec toutes ses structures modernes. Ces installations ont, au fil des temps attiré les populations. L’arrondissement de NKOTENG est ainsi devenu un intense foyer d’activités avec en bonne place des champs de canne à sucre. Autant d’atouts qui mettent la commune aujourd’hui à l’abri des besoins élémentaires et lui font entrevoir un avenir meilleur.

Entouré de forêts et des plantations de canne à sucre, cet arrondissement présente les signes d’un grand village moderne et viabilité. Quelques rares bâtiments au centre urbain la nuit les lampadaires et l’ambiance des bars dancing rassurent le visiteur qu’il est bel et bien en ville. Les cabines téléphoniques, les motos taxi et les boutiques sont très sollicités, même à une heure tardive. De temps en temps, cars de transport et gros camions, en provenance de l’Est, du septentrion, des pays voisins (TCHAD, Centrafrique) ou de Yaoundé la capitale, située à 136km, laissant échapper une nuage de poussière.

La poussière a rendu rougeâtre le toit des maisons situées à proximité de la route. C’est par la nationale numéro un qu’on arrive au quartier administratif avec sa nouvelle tribune de défilé, toute belle, la mairie, la sous-préfecture, l’escadron et la brigade de gendarmerie, la gare routière et le parc des gros porteurs. A 2,5 km du rond-point central se trouve la gare ferroviaire, de la voie ferrée Yaoundé-Ngaoundéré. Tout à côté, le fleuve Sanaga est un intense foyer d’activités avec l’extraction du sable et la pêche restée artisanale.

La SOSUCAM y a racheté la CAMSOCO, inaugurée en 1977, vaste investissement qui couvre 20 000 ha de canne à sucre. L’entreprise y a déjà installé sa direction générale. Elle vient d’ailleurs d’obtenir une extension de 11.980 ha à la suite du décret du 11 Mars 2006 autorisant la conclusion d’un bail emphytéotique. Les nouveaux champs s’étendront jusqu’à MBANDJOCK et LEMBE-YEZOUM.

La petite cité est bâtie sur deux groupements, NKOLTENG ET OUASSA BABOUTE, avec 24 chefferies constituées par les YEKABA et les BAVEK.

NKOTENG peut s’enorgueillir d’être dotée de nombreuses infrastructures sanitaires : un centre médical d’arrondissement, le dispensaire de la SSUCAM, un grand hôpital baptiste et des centres intégrés. La commune appuie l’action des comités de la lutte contre le SIDA. Les équipements scolaires sont assez développés, avec un lycée, un CES bilingue, une SAR/SM, un Centre de jeunesse et 18 écoles primaires. Un réseau téléphonique, l’électrification villageoise et six forages d’eau potable font le bonheur des populations. La réhabilitation des rues et les travaux d’assainissements rendent la circulation fluide tant aux véhicules qu’aux moto-taxis de cette ville où ont été construits trois points, à BLONE, MESSENG ET EBOMETENDE, NKOLTENG n’a pas d’exploitation forestière. Profitant de la fertilité des sols, les populations réussissent à promouvoir une variété de cultures : arachides, le concombre, le maïs et le manioc, denrée transformée en couscous et très prisée dans la localité. Le cacao et le café sont les produits de rente qu’on retrouve ici. Des troupeaux de boeufs sillonnent quotidiennement la ville.

NKOTENG entretient de bons rapports avec les voisins : Nanga-Eboko au Nord, MBANDJOCK au Sud, LEMBE-YEZOUM à l’Est et le département du MBAM et ONOUBOU à l’Ouest. Ses potentialités laissent présager d’un avenir meilleur pour cet arrondissement.

L’usine de la CAMSUCO, créée en 1975, a réuni des gens venus d’horizon divers. C’est ainsi qu ‘on retrouve 18. 000 âmes dans cette chefferie cosmopolite qui couvre le centre urbain de NKOLTENG. On y retrouve des MALIENS, DES MALGACHES, des MAURICIENS, des BURKINABÉS, des EUROEENS te naturellement des Camerounais issus d’autres provinces. Commerçants, employés de la SOSUCAM et coopérants se partagent cet espace avec les autochtones (YEKEBA, YEMBALLA, YEBIYINDA, SODZOM, YEMVOUSSI, YEMIA, YENDZOP…)

Aujourd’hui, le groupement de NKOLTENG compte 18 chefs de 3e degré. Les populations de l’arrondissement de NKOLTENG ont compris que les regroupements facilitent le progrès. Le CODEF reste la plus développée. Le comité de développement des enfants et filles de NKOLTENG, dirigé par Mme ABANDA JULIENNE, utilise des centaines de femmes qui comptent de vastes champs communautaires à leur actif. On y dénombre plusieurs variétés de cultures vivrières (maïs, manioc, arachide,…). Le fruit des récoltes contribue à la lutte contre la pauvreté.
En marge de ces champs, le CODEF a réalisé une palmeraie de huit hectares. Ce qui lui a valu le satisfecit. Notre mamelle nourricière qu’est la SOSUCAM. Elle nous aide, par ailleurs, avec ses engins, il y a l’impôt libératoire qui s’ajoute, malgré l’incivisme fiscal. Les plantations de sucre auraient, cela va s’en dire, sur les humains, le même effet que le miel sur les mouches. Le miel attire les mouches, comme il apparaît, au regard des expériences, que les villes où l’on produit du sucre, à l’instar de MBANDJOCK et de NKOLTENG, attirent des hommes et même des femmes. Les hommes, eux, s’adressent ici au principal employeur qui est la SOSUCAM. Ici, plusieurs types d’emplois sont possibles.
Venons_en aux femmes qui, elles, dans un tel contexte, viennent aussi en masse dans de tels cadres. Ne les imaginez surtout pas au champ en train de faire de la couper ou dans les usines en train de faire tourner une machine. Elles vous diront q ue c’est trop rude, pour leur nature fragile. Proposez à une diplômée de sciences éco un poste administratif à NKOLTENG où à MBANDJOCK, elle vous toisera certainement, avant de dire que vous voulez la transformer en … villageoise. Ne vous étonnez cependant pas du flot de femmes qui débarquent dans la même cité, surtout en période de salaires.